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Musée de DIe

28/05/2026

Musée de DIe

Gazette du musée

ACTUALITÉS AU MUSÉE

 

 
15/04/26
La vie secrète du musée
 

Les travaux intérieurs ont commencé. C’est une étape importante, surtout pour réparer les dégâts causés par l’eau et remettre les lieux en état.

Nous en profitons pour améliorer certains aménagements : ainsi, la salle pédagogique est en cours de rénovation, les éclairages de la salle numismatique vont être remplacés et une demi cloison qui encombrait la salle d'exposition temporaire a été démontée.

Au fur et à mesure de l’avancement, les équipes ont découvert que les dommages sont plus importants que prévu sur le plafond du hall d'accueil, ce qui va rallonger la durée des travaux. Dans ce contexte, une ouverture pour la saison estivale est aujourd’hui compromise.

 

Ces derniers mois, et jusqu’aux vacances d’été, le musée de Die continue de transmettre l’histoire et le patrimoine local aux élèves du Diois et d’ailleurs.

Sur deux semaines, les élèves de la maternelle de Chabestan se sont approprié la statuaire romaine à travers des visites et des ateliers. En s’appuyant sur les fragments conservés au musée, ils ont appris comment étaient fabriquées les statues antiques et se sont initiés à en reconnaître les codes visuels  (parents, vous pouvez désormais annoncer fièrement que votre enfant est un iconographe accompli — effet garanti lors des dîners).

Plusieurs écoles sont également venues découvrir le rempart, la mosaïque médiévale des Quatre Fleuves et le patrimoine remployé en centre-ville à travers un jeu de piste.

 

 

FÊTE DE LA TRANSHUMANCE -CHÂTILLON EN DIOIS

 

🐑 Durant la fête de la transhumance de Châtillon-en-Diois, le musée de Die et du Diois vous propose un atelier gratuit : Grave-moi un mouton (comme à la Tune de la Varaime) !

 

En s’inspirant des gravures pariétales de la grotte-bergerie de la Varaime, le musée de Die vous propose de laisser votre trace dans l’argile.

À l’aide de petits outils - ou de vos doigts ! -, venez graver des animaux et des signes comme le faisaient les bergers d'autrefois, et repartez avec votre création.

 

📍 Samedi 6 juin 2026, Châtillon-en-Diois

Gratuit, enfant à partir de 5 ans avec accompagnant

 

VISITES DES RÉSERVES LAPIDAIRES DU MUSÉE

 

Pour les journées de l'archéologie, que diriez vous de découvrir les nouvelles réserves de pierres romaines et médiévales du musée de Die ?

À L'occasion de cette visite exclusive, passez derrière le décor avec le conservateur du musée pour mieux comprendre comment fonctionne le musée, ce que sont les réserves et ce qu'elles gardent ...

 

Samedi 13 juin 2026 11 h (gratuit)

Rdv devant le stade louis Gillouin

route de Ponet

26150 Die

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­Pour la Nuit des musées, le musée de Die vous a invité à venir observer la voûte céleste en écoutant les grands mythes ayant donné leur nom aux constellations. Des histoires de héros gigantesques, de monstres multiformes, de femmes et d’hommes au destin flamboyant… Traversez le firmament avec le conteur Fabien Bages, dans son spectacle “Marathon sur la Voie Lactée” !

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18/04/2026
cONFERENCE
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Dans le cadre des Nocturnes de l’Histoire et du festival F(r)iction du Réel, dont le thème cette année était « Cohabiter ? », le musée de Die a proposé une conférence aux croisements de l’histoire et de la philosophie.

À travers le témoignage de saint Augustin, Axel Fouquet, docteur en philosophie, a mis en lumière les formes de coexistence entre les premiers chrétiens et les derniers païens.

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18/04/2026
FÊTE DU PRINTEMPS
­Pour le festival Vive le Printemps de la ville de Die, le musée et l’EMMAP vous a proposé… un atelier entre arts plastiques et divination !

Atelier Augurigami : 

 

Durant cet atelier joyeux, des dizaines et des dizaines d’oiseaux ont été façonnés et lancés dans le couloir du musée afin d'en tirer les auspices.

Soyons francs, tous les présages n'ont pas été favorables, mais nous avons bien rigolé ! 

Un énorme merci à Marine, professeur à l’EMMAP, grâce à qui les oiseaux étaient si jolis.

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Retour sur nos publications

 

Le buste de la Comtesse de Die est enfin revenu de l’atelier de restauration 

La prochaine étape consiste à trouver une solution pour la remettre en sécurité sur son piédestal. De quoi aborder le printemps avec le sourire !

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Si, à la suite de notre publication du 1er avril, vous vous êtes inquiétés de l’état du buste de la Comtesse de Die, nous tenons à vous rassurer : le visage de la Comtesse n’a pas pris une ride, ni même l’expression d’un inoubliable hommage footballistique après sa restauration. Nous espérons que notre petit poisson de bronze vous aura fait sourire !

 

­À fond le caisson !

L’on imagine bien l’élève distrait ou le penseur mélancolique fixer béatement un plafond monochrome, à peine égayé par une toile d’araignée poussiéreuse. Mais si nous projetions ces deux archétypes six siècles en arrière – après tout, la distraction et la mélancolie n’ont pas d’époque – rêveraient-ils aussi bien ?

Parce qu’il y a quelques siècles, les plafonds uniformément blancs n’existaient pas (contrairement aux toiles d’araignée poussiéreuses).

Au XVe siècle à Die, la norme pour les maisons de bon ton (entendez relativement cossues) était le plafond à caissons. Dans les régions alpines et germaniques, c’était le summum du goût ! Pour le visualiser, imaginez une énorme gaufre en bois au-dessus de votre tête. Les “bords” sont faits de grosses poutres et de plus petites solives (poutrelles) organisées en quadrillages. Et dans les “creux” sont encastrés des closoirs, des panneaux de bois qui masquent le bâti. Hop, vous savez ce qu’est un plafond à caissons, et vous avez probablement un peu faim aussi.

Mais revenons à notre question : ces plafonds à caissons étaient-ils d’agréables supports pour bâiller aux… pardon, pour méditer ?

Sur les cinq plafonds à caisson connus à Die, deux portent encore un décor peint : celui de la maison Faure-de-Vercors et celui de la chambre principale du palais épiscopal.

Leur décor partage d’ailleurs plusieurs points communs intéressants :

Ils ont été faits durant le même siècle. Leur datation repose sur l’étude stylistique, l’héraldique et la dendrochronologie (mot compte triple au Scrabble), c’est-à-dire la datation du bois par l’analyse de ses cernes. C’est au demeurant cette technique qui a permis de dater très précisément l’un des plafonds de la maison Faure en 1461.

Leur type de décor alterne des scènes historiées (avec des personnages) et des armoiries (dont celles de la famille des Poitiers, les comtes de Valentinois et Diois)

Et enfin, un point commun étrange : si les armoiries de la famille Poitiers se retrouvent naturellement sur le plafond du palais épiscopal (deux évêques de Die sont issus de cette famille au XVe siècle, et ont sûrement commandité le décor), que font-elles sur un des plafonds de la maison Faure ? Était-ce leur réseau social à eux, une façon d’afficher fièrement leur fréquentation ? Mais alors, pourquoi assortir ces armoiries à des figures de rameur ? Une blague qui s’est perdue ?

Là s’arrêtent les similitudes, par manque d’information. Car si le plafond Faure est bien conservé et que son important décor évoque un contexte joyeux et festif (en souvenir d’un mariage ?), celui du palais épiscopal est mal connu. Il aurait brûlé – ce qui n’aide en rien – et des fragments récupérés, il ne reste qu’une scène historiée. Elle représente un homme soufflant dans une corne d’appel, mais dans quel contexte ? Militaire, chasse ? 

Décidément, que de questions, que de possibilités. Vous voyez, finalement, c’est efficace  ces plafonds, on se surprend déjà à rêver ! 

Mais cette qualité n’a pas suffi pour que leur goût s’étende dans le temps. Ils disparaissent dès le XVIe siècle (Renaissance), remplacés par des plafonds à la française plus à la mode. Alors, pour les visualiser, imaginez une grille de barbecue…

Et vous, vous êtes plutôt "gaufre médiévale", "barbecue Renaissance" ou “assiette vide contemporaine” ?

 

Nouvelle arrivée au musée de Die

Les collections médiévales s’agrandissent ! Ces languettes de bois sont des closoirs et des couvre-joints provenant d’un plafond à caissons peint du palais épiscopal de Die. 

Regardez les fragments noircis : deux hypothèses s’offrent à nous. Soit les anciens occupants étaient d’infatigables amateurs de cigares (hautement improbable), soit un incendie s’est déclaré dans la pièce.

Les fragments préservés, en revanche, laissent apparaître un décor alternant des personnages (comme cet homme soufflant dans une corne d’appel) et des armoiries de l’Église et de la famille de Poitiers. Un détail loin d’être anodin : deux évêques de Die et de Valence, à la fin du XIVe siècle et au XVe siècle, sont issus de cette famille. Un précieux indice pour situer ces peintures dans le temps.

Ces plafonds peints ont été prélevés en 2008 dans l'ancienne chambre du palais épiscopal (côté ESCDD, propriété départementale) et viennent d’être aimablement déposés par le Département dans les collections du musée.

 

­La vie secrète du musée

Les réserves lapidaires commencent à se remplir : les découvertes issues des fouilles de Luc-en-Diois viennent tout juste d’intégrer les collections du musée de Die !

­SUIVEZ-NOUS !

 

Musée de Die et du Diois

11 rue Camille Buffardel, 26150, Die

Mairie de Menglon

5 place de la Mairie

26 410 Menglon

04 75 21 15 70

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