Mairie de Menglon

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Ouverture du secrétariat

Lundi, mardi, jeudi et vendredi

14h - 16h

Standard téléphonique

Lundi, mardi, jeudi et vendredi

8h30 - 12h & 13h30 - 17h

Menglon (26410) est une commune rurale située dans le Diois, département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Certains étymologistes donnent à Menglon une résonance celte:

  • le radical MEN- se trouve encore dans les langues néo-celtiques comme le gallois (main), le breton (Mean, Maen), se traduisant par pierre (d’où dolmen, menhir) ou l’écossais, l’irlandais (Main, Muin , Moin) signifiant montagne, rocher ;
  • et -GLON : Rond.

Menglon se traduirait alors par "montagne ronde".

Prochaines réunions

du Conseil Municipal :

Mardi 13 décembre, 20h30

Mardi 24 janvier, 20h30

Conseil des jeunes:

Mercredi 9 novembre, 17h30

 

AUJOURD'HUI

26/01/2021

AUJOURD'HUI

Menglon est une commune structurée en plusieurs entités urbanisées, les hameaux, et quelques fermes disséminées. Luzerand, les Gallands, Les Payats, les Boidans, le Moulin, Messagendre, le Pouyet etc. font partie de la commune ! Le noyau villageois d’aujourd’hui est regroupé autour du carrefour des routes départementales, avec des extensions plus récentes le long des routes ouest, sud et nord.


Démographie

Village d’environ 900 habitants en 1850, la population de Menglon a ensuite baissé jusqu’à moins de 300 habitants avant de croitre de nouveau à partir des années 1980. En 2018, la commune compte 533 habitant∙es, répartis dans 238 ménages.

 

La part des 0-14 ans et des 30-44 ans est plus importante que dans certaines communes voisines, mais la démographie reste dominée par les 60-74 ans. La population se répartit en trois tiers relativement égaux : des personnes seules, des couples sans enfants, et des familles avec enfants.

 

 

La population se répartit à part égale entre des personnes qui ont emménagé depuis plus de 10 ans, et des nouveaux arrivants depuis 2008, ce qui témoigne d’une attractivité forte de la commune, avec un taux de croissance annuelle de 2,70% supérieure à la moyenne intercommunale (1,04%)

 

 

Logement

En 2018, la commune compte 363 logements, dont deux-tiers de résidences principales, en augmentation régulière depuis les années 1970. Ce parc de logements est presque exclusivement composé de maisons individuelles, de cinq pièces ou plus. Les trois-quarts de la population sont propriétaires de leur logement.

 


Emploi & économie

 

Menglon est une commune qui abrite deux fois plus d’actifs qu’elle ne propose d’emploi ; par conséquent, la majorité des Menglonnais.es travaille hors de la commune. Le taux de chômage est moindre que dans le reste de l’intercommunalité (12,8% contre 15,2%). 18 établissements sont recensés sur le commune, 3 sans salariés et 15 qui ont entre 1 et 9 employés, pour un total de 27 postes sur la commune.

 

 

La catégorie socioprofessionnelle majoritaire est celle des retraités, suivi des professions intermédiaires et employés, puis des cadres, artisans-commerçants, et enfin agriculteurs (6%).

 

L’activité agricole fait partie de l’histoire de Menglon. En 2020, 35 exploitations étaient recensées pour une superficie utilisée de 772 hectares. En plus de la polyculture / polyélevage, la vigne est très présente, avec 99% des 80 ha plantés revendiqués en AOP (Châtillon en Diois, Clairette de Die, Crémant…).

 

Transports et déplacements

 

À Menglon, les déplacements extra- et intro-communaux se font essentiellement en automobile ; plus de la moitié des ménages ont d’ailleurs au moins deux voitures (d’où d’ailleurs un enjeu particulier pour les espaces de stationnement) ! Cette forte motorisation s’explique par une faible desserte en transports collectif, un réseau routier peu adapté aux modes doux (manque de trottoirs et pistes cyclables), une faible offre d’emploi et de commerces de proximité, et l’organisation spatiale en hameaux éloignés.

 ⇒ Horaires de bus

 

 

HISTOIRE

25/01/2021

HISTOIRE

Quelques jalons historiques

 

La présence humaine néolithique est attestée par la découverte de silex travaillés, de haches de pierre, poteries et objets divers, dans les « terres blanches » (lieu-dit aujourd’hui connu sous le nom de Messagendre), vers le château St-Ferréol et au Pouyet. Les préhistoriens font remonter ces vestiges au 5ème millénaire avant Jésus Christ : la civilisation chasséenne. Ces chasseurs-cueilleurs vont se sédentariser dans les grands sites de plaine comme Menglon. Leur installation amorce la pratique des déforestations par le feu au profit du pastoralisme. Le site des Terres-Blanches devient à la fin du Néolithique (vers 3000-2500 av. J-C.) un important carrefour d’échanges de matériaux où passent les jadéites du Piémont italien pour fabriquer des haches polies, des quartz suisses et savoyards et des blocs d’obsidienne de Sardaigne pour en faire de petites lames très tranchantes, des silex divers venus du Vercors ou de Provence, et sans doute les premiers objets en cuivre italien.

 

À l’époque gauloise, la population locale fait partie des Voconces, peuple celte qui occupe un large territoire entre le Vercors, la Durance, le Ventoux et les abords du Rhône et établit des relations avec les Étrusques du nord de l’Italie et les Grecs de Marseille.

C’est en 125-124 av. J-C. que les légions romaines prennent pied à l’ouest des Alpes. Battus, les Voconces finissent par signer un traité bilatéral avec Rome, ce qui leur permet de conserver une forme d’autonomie et, peu à peu, les gaulois adoptent les modes de vie romains.

 

 De nombreux vestiges gallo-romains ont été retrouvés sur la commune et en bordure de la voie qui longe la Drôme. Ainsi, une borne milliaire du IVe siècle conservée aux Boidans provient sans doute de cette route Milan-Valence qui traversait le pays Voconce. Cette route se maintient après la disparition de l’Empire romain et l’évêque de Die s’impose comme nouveau pouvoir : une villa Menglone (résidence) est mentionnée dès 1058, puis le castrum Menglonis (château) est reconnu comme seigneurie épiscopale en 1165 et confirmé à l’évêque en 1178 et 1214, au sommet du Serre des Combes. Profitantd’une vue panoramique et d’une exposition Sud, le château et son enceinte ont été démantelés vers la fin du XVIème siècle au cours des guerres de religions.

 

          En 1241 une partie de la seigneurie appartient en fief aux héritiers des anciens comtes de Die. - En 1276 l’évêque y installe son représentant, le baile                (bailli) et reconnaît un fief au chapitre cathédral (gestionnaire des biens de l’église).

          En 1301, à la suite de longues négociations et comme dans de nombreuses communautés en France, une charte est signée entre les habitants (de                  Menglon et Luzerand) et le seigneur-évêque de Die, Guillaume de Roussillon ; c’est le véritable texte fondateur de la commune, qui perdurera 500 ans              et qui favorisera le progrès et la richesse de la communauté paysanne , renflouant en même temps les caisses de l’Église de Die. 

  • En 1343, Menglon, comme le Dauphiné, est rattaché au Royaume de France.
  • En 1376 le chapitre cathédral met ce fief sous protection du pape pour échapper à des pressions d’autres seigneurs, dont l’évêque lui-même.
  • En 1450 l’évêque de Die reconnaît la suzeraineté du Dauphin sur ses terres, dont Menglon.
  • A partir de 1563, Menglon abrite une forte communauté réformée.
  • En 1685, 110 protestants quittent Menglon suite à la révocation de l’édit de Nantes ; d’autres sont condamnés aux galères.
  • En 1789, Menglon compte 166 familles et 750 personnes.
  • En 1835, des filons de plomb sont signalés sur Piémard, et en 1885, une compagnie minière reprend les mines et exploite de la galène (contenant du plomb), de la blende et de la calamine (contenant du zinc). 25 ouvriers y travaillent en 1886, 114 en 1891. A la fermeture en 1903, ils ne sont plus que 26.
  • En 1846, le temple de Menglon est achevé.
  • En 1857, la sériciculture s’est bien développée dans beaucoup de maisons de la commune et il se produit 800kg de cocon à soie

 

Dans les année 1880/1890, se multiplient les demandes d’ouverture de débit de boissons ou de tabac.

À la même époque, et faisant suite au vote des différentes lois sur l’école publique et laïque, trois écoles sortent de terre ( et remplacent 5 écoles, la plupart protestantes) : une à Menglon village, une à Luzerand et une 3ème aux Bialats. L’école de Luzerand fermera en 1962, celle des Bialats en 1971.

 

De 1903 à 1930, un petit train-vapeur assure la liaison entre Châtillon et Pont de Quart.

 

De 1968 à 1972, le remembrement a profondément modifié les paysages en regroupant les parcelles, élargissant les chemins et les fossés, en détruisant les haies et les ripisylves.

 

Du vieux Menglon au Pied de la vallée

 

La carte d’État-Major de 1866 permet de voir la structure urbaine de Menglon perché sur la Serre des Combes, ainsi que plusieurs entités distinctes : le hameau de Luzerant en contrebas du ruisseau de Pierron ; le hameau des Tonons, où les constructions sont structurées autour d’un axe viaire principal ; les hameaux des Boidans, des Bialas, des Payas et des Galands, nichés au bord des cours d’eau (zones en vert foncé sur la carte). Ces implantations permettaient aux habitants d’être situés à proximité d’un point d’eau et des routes, dans des tissus urbains médiévaux denses aux habitations regroupées. À ces hameaux, s’ajoutent les bâtiments patrimoniaux du Château de Perdyer et du château St-Ferréol, vieux de plus de 700 ans. Au milieu du XIXème siècle, Menglon comptait presque 900 habitants.

 

 

La construction de la Mairie et de l’École en 1889 au croisement des routes en contre-bas initient le « déperchement » du village. Petit à petit, le village initialement implanté en hauteur est déconstruit et reconstruit au début du 20ème siècle au pied de la colline, emplacement plus propice pour les déplacements et l’accès à l’eau, d’où son surnom « Le Pied de la Vallée ».  Il en reste aujourd"hui des murs de soutènement, des bouts de remparts, des escaliers, des caves...

 

⇒ Lire la suite dans l'article "Menglon aujourd'hui" !

 

GEOGRAPHIE

23/01/2021

GEOGRAPHIE

La commune de Menglon se situe dans l’entité paysagère de la vallée de la Drôme et plus précisément dans le Haut Diois, entre Vercors et Provence.


Paysages

 

Le territoire combine quatre types d'espaces:

  • les hameaux au-delà du Village-centre : Les Gallands, Les Bialats, Les Payats, les Boidans, les Tonnons, Luzerand et bien d’autres regroupements d’habitations marquent le paysage de Menglon ;
  • la plaine agricole offre des paysages ouverts, parsemés de fermes et de serres dessinant le relief ;
  • la forêt du Glandasse constitue la partie la plus importante du territoire et offre des points de vue sur toute la commune ;
  • la vallée du Diois et celle du Bez à l’est et au Nord.

 

Les routes départementales offrent des points de vue remarquables vers la plaine agricole, la forêt du Glandasse et les massifs montagneux en arrière-plan. Les hauteurs offrent également des perspectives paysagères vers la vallée du Bès et son cours d’eau, ainsi que vers les hameaux traditionnels disséminés dans la plaine agricole, autour des cours d’eau ou des axes routiers.

Cette situation confère à Menglon un cadre de vie agréable participant à l’attractivité de son territoire. Selon l'Observatoire des paysages en Rhône-Alpes, Menglon fait partie des paysages ruraux-patrimoniaux, avec un attachement à l'identité locale, des paysages où tourisme et agriculture trouvent un équilibre car ils se nourrissent.

 

⇒ Paysages en image !

 

 

Topographie, hydrographie et géologie

 

La topographie est :

  • relativement plane à l’Ouest (avec les serres comme relief), où se concentrent les espaces agricoles dans la plaine de la Drôme,
  • davantage en relief sur la partie Est, qui correspond à la forêt du Glandasse et aux espaces naturels. Les lignes de crêtes au Nord-Est atteignent ainsi 1500 mètres d’altitude au sommet du Mayor et de la Grésière, annonçant l’entrée des contreforts du Vercors,
  • entre les deux, des pentes douces sont occupées par la vigne, les plantes aromatiques, les noyers, pommiers et chênes truffiers...

 

L’ensemble du territoire est traversé ou bordé par plusieurs cours d’eau (notamment le Bez), constituant un espace fertile, propice à l’agriculture. Le territoire est entouré des lits du Bez et de la Drôme, et traversé de nombreux cours d’eau, sources et captages qui alimentent les hameaux et constituent un bassin versant important de la Drôme.

Menglon est constituée principalement de dépôts alluviaux liés à la vallée de la Drôme et de formations rocheuses calcaires issues d’un passé glaciaire.

 

 

Environnement et écologie

 

La commune de Menglon abrite trois zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique, autrement dit, des sites reconnus pour leurs fortes capacités biologiques et leur bon état de conservations :

  • La confluence du Bez et de la Drôme, hébergeant loutres et castors ;
  • Le massif de la Grésière où l’on trouve orchis du Spitzel, sabot de Vénus, tulipe méridionale, crocus bigarré et Joubarbe du calcaire, ainsi que des Gélinottes des bois et Tétras-Lyre (⇒ La faune et la flore du Diois);
  • L’ensemble fonctionnel formé par la Drôme et ses affluents.

 

En outre, de nombreuses zones humides, cours d’eau et leurs ripisylves jouent un rôle écologique majeur : ruisseau du Pinet, ruisseau des Boidans et ruisseau de Blanchon. Un site Natura 2000 borde Menglon au Nord-Ouest le long du Bez.

 

Les forêts menglonnaises sont dominées par le Chêne pubescent, le Pin sylvestre et le Min noir d’Autriche, avec quelques secteurs en altitude de Hêtraies. Les milieux ouverts sont composés de prairies diversifiées. Ces deux éléments combinés offrent une trame bleue et verte de bonne qualité sur la commune, garantes d’une surface réservoir de biodiversité.

 

 

Se souvenir d'Yvonne Oddon

19/01/2021

Se souvenir d'Yvonne Oddon

Bientôt en 2022, nous fêterons l'anniversaire de la naissance et de la mort d'Yvonne Oddon,
Yvonne Oddon (1902 -1982) est une grande résistante, co-fondatrice d'un des tout premiers réseaux de résistance dès 1940. Elle est aussi une grande dame de la documentation qui a beaucoup travaillé pour rendre les bibliothèques accessibles à un grand public. Mais surtout, c'est un personnage de l'Histoire de la France qui est étroitement lié à notre commune.

Yvonne Oddon est fille d'une famille protestante dioise qui a son berceau à Menglon. Elle est certes née à Gap, car la famille suit les affectations du père qui est officier de carrière, mais Yvonne passe toutes les vacances de son enfance dans le Diois et une fois adulte, elle retourne régulièrement dans la maison familiale au Payats.

Elle passe ses études de bibliothécaire à Paris, à l'Ecole américaine de bibliothécaires qui est à l'époque à la pointe des nouvelles méthodes de la documentation. Fin des années vingt, début des années trente, elle passe plusieurs années aux Etats-Unis pour compléter ses études.

Yvonne Oddon était une bibliothécaire reconnue dès avant-guerre, très attachée à l'éducation populaire. La grande passion de sa vie était son engagement pour que les livres et le savoir puissent être partagés.
En tant que directrice de la bibliothèque du musée ethnographique du Trocadéro (1929) qui devient en 1937 le Musée de l'Homme, elle modernise résolument la bibliographie et transforme la bibliothèque en un lieu agréable, accessible pour un public large. En 1937, elle est désignée pour co-diriger la section bibliothèque de l'exposition Universelle de Paris.

En juin 1940, Yvonne Oddon s'insurge immédiatement contre l'Occupation allemande et contre le régime de Vichy. Elle est l'initiatrice d'un des tous premiers réseaux de Résistance en France: Le réseau du musée de l'Homme. Ensemble avec ses collègues et amis, elle fonde un groupe, qui organise des filières d'évasion vers l'étranger, qui fournie des renseignements pour les Alliés, et qui rédige un des premiers journaux clandestins : « Résistance » dont le titre est inspiré par Yvonne Oddon. Au bout de quelques mois, le groupe se ramifie en de multiples sous-groupes dans toute la France ; Ils comptent plusieurs centaines de membres.
Yvonne et son compagnon, l'ethnologue Anatole Lewitzky sont arrêtés le 11 février 1941. D'autres arrestations suivent et le groupe est presque entièrement démantelé. Dix membres du réseau sont condamnés à mort, dont Yvonne Oddon. Les sept hommes sont exécuté, tandis que les femmes voient leur peine commuée en déportation.

Yvonne Oddon passe quatre années dans plusieurs prisons : d'abord à Paris, ensuite en Allemagne au camps de concentration de Ravensbrück et finalement à Mauthausen. Encore à Paris en prison,
 elle essaie de prévenir d'autres membres du réseau par sa correspondance clandestine, cachée dans l'ourlet d'une jupe.

Libérée en avril 1945 grâce à une intervention de la Croix-Rouge suédoise, elle passe d'abord un certain temps dans le Diois. Elle est accueillie à Menglon en fanfare. Malgré un épuisement extrême, elle tient plusieurs conférences, dont une à Chatillon-en-Diois. A cette occasion, elle initie la première bibliothèque du Diois de l'après-guerre : « La bibliothèque circulante du Diois et du Vercors ».

C'est une époque où le pain est rare et on pouvait penser qu'il y avait d'autres priorités que la lecture publique. Mais Yvonne Oddon considère au contraire que que la reconstruction intellectuelle est aussi importante que la reconstruction matérielle. Pendant ces premières années après-guerre, de multiples caisses de livres circulent dans les villages les plus reculés du Diois et du Vercors et à Die il y même une salle de lecture chauffée pour permettre la population de s'instruire et de se divertir, longtemps avant la création d'une bibliothèque municipale ou départementale.

Vers la fin des années quarante, Yvonne Oddon s'investit dans de multiples missions de l'UNESCO : pour l'alphabétisation à Haïti, pour la muséologie des pays africains qui ont récemment acquis leur indépendance et qui n'ont que peu de moyens pour se créer leurs musées.
Elle continue à séjourner régulièrement dans le Diois. En 1981, elle reçoit la Légion d'honneur. Yvonne Oddon décède le 7 septembre 1982. Selon ses vœux, elle est enterrée aux Payats (Menglon), au cimetière familial de la famille Oddon.

Malgré le rôle majeur qu'elle a joué dans la Résistance et l'importance de son engagement pour les bibliothèques en France, Yvonne Oddon est peu connue dans le Diois et à Menglon. Aux Payats, où elle a passé toutes ses vacances avec sa famille, son souvenir est encore vivant, mais il risque de s'estomper avec le temps. Ailleurs, peu de personnes se souviennent de son nom. Peut-être trouverons-nous bientôt l'occasion de l'honorer et de lui donner une place qui lui est due dans le mémoire collective.

 

Gudrun Mattes