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Menglon (26410) est une commune rurale située dans le Diois, département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Certains étymologistes donnent à Menglon une résonance celte:

  • le radical MEN- se trouve encore dans les langues néo-celtiques comme le gallois (main), le breton (Mean, Maen), se traduisant par pierre (d’où dolmen, menhir) ou l’écossais, l’irlandais (Main, Muin , Moin) signifiant montagne, rocher ;
  • et -GLON : Rond.

Menglon se traduirait alors par "montagne ronde".

Prochaines réunions

du Conseil Municipal :

Mardi 25 octobre, 20h30

Mardi 6 decembre, 20h30

Conseils des hameaux :

dates à venir...

 

HISTOIRE

26/01/2021

HISTOIRE

Menglon du néolithique à nos jours...

 

Cet article a été rédigé avec l'aide précieuse de Monsieur Jacques PLANCHON
Conservateur (ATCP) Directeur du Musée de Die

et René Joanin, passionné d'histoire et habitant de Menglon

Quelques jalons historiques

 

La présence humaine néolithique est attestée par la découverte de silex travaillés, de haches de pierre, poteries et objets divers, dans les « terres blanches » (lieu-dit aujourd’hui connu sous le nom de Messagendre), vers le château St-Ferréol et au Pouyet. Les préhistoriens font remonter ces vestiges au 5ème millénaire avant Jésus Christ : la civilisation chasséenne. Ces chasseurs-cueilleurs vont se sédentariser dans les grands sites de plaine comme Menglon. Leur installation amorce la pratique des déforestations par le feu au profit du pastoralisme. Le site des Terres-Blanches devient à la fin du Néolithique (vers 3000-2500 av. J-C.) un important carrefour d’échanges de matériaux où passent les jadéites du Piémont italien pour fabriquer des haches polies, des quartz suisses et savoyards et des blocs d’obsidienne de Sardaigne pour en faire de petites lames très tranchantes, des silex divers venus du Vercors ou de Provence, et sans doute les premiers objets en cuivre italien.

 

À l’époque gauloise, la population locale fait partie des Voconces, peuple celte qui occupe un large territoire entre le Vercors, la Durance, le Ventoux et les abords du Rhône et établit des relations avec les Étrusques du nord de l’Italie et les Grecs de Marseille.

C’est en 125-124 av. J-C. que les légions romaines prennent pied à l’ouest des Alpes. Battus, les Voconces finissent par signer un traité bilatéral avec Rome, ce qui leur permet de conserver une forme d’autonomie et, peu à peu, les gaulois adoptent les modes de vie romains.

 

 De nombreux vestiges gallo-romains ont été retrouvés sur la commune et en bordure de la voie qui longe la Drôme. Ainsi, une borne milliaire du IVe siècle conservée aux Boidans provient sans doute de cette route Milan-Valence qui traversait le pays Voconce. Cette route se maintient après la disparition de l’Empire romain et l’évêque de Die s’impose comme nouveau pouvoir : une villa Menglone (résidence) est mentionnée dès 1058, puis le castrum Menglonis (château) est reconnu comme seigneurie épiscopale en 1165 et confirmé à l’évêque en 1178 et 1214, au sommet du Serre des Combes. Profitantd’une vue panoramique et d’une exposition Sud, le château et son enceinte ont été démantelés vers la fin du XVIème siècle au cours des guerres de religions.

 

          En 1241 une partie de la seigneurie appartient en fief aux héritiers des anciens comtes de Die. - En 1276 l’évêque y installe son représentant, le baile                (bailli) et reconnaît un fief au chapitre cathédral (gestionnaire des biens de l’église).

          En 1301, à la suite de longues négociations et comme dans de nombreuses communautés en France, une charte est signée entre les habitants (de                  Menglon et Luzerand) et le seigneur-évêque de Die, Guillaume de Roussillon ; c’est le véritable texte fondateur de la commune, qui perdurera 500 ans              et qui favorisera le progrès et la richesse de la communauté paysanne , renflouant en même temps les caisses de l’Église de Die. 

  • En 1343, Menglon, comme le Dauphiné, est rattaché au Royaume de France.
  • En 1376 le chapitre cathédral met ce fief sous protection du pape pour échapper à des pressions d’autres seigneurs, dont l’évêque lui-même.
  • En 1450 l’évêque de Die reconnaît la suzeraineté du Dauphin sur ses terres, dont Menglon.
  • A partir de 1563, Menglon abrite une forte communauté réformée.
  • En 1685, 110 protestants quittent Menglon suite à la révocation de l’édit de Nantes ; d’autres sont condamnés aux galères.
  • En 1789, Menglon compte 166 familles et 750 personnes.
  • En 1835, des filons de plomb sont signalés sur Piémard, et en 1885, une compagnie minière reprend les mines et exploite de la galène (contenant du plomb), de la blende et de la calamine (contenant du zinc). 25 ouvriers y travaillent en 1886, 114 en 1891. A la fermeture en 1903, ils ne sont plus que 26.
  • En 1846, le temple de Menglon est achevé.
  • En 1857, la sériciculture s’est bien développée dans beaucoup de maisons de la commune et il se produit 800kg de cocon à soie

 

Dans les année 1880/1890, se multiplient les demandes d’ouverture de débit de boissons ou de tabac.

À la même époque, et faisant suite au vote des différentes lois sur l’école publique et laïque, trois écoles sortent de terre ( et remplacent 5 écoles, la plupart protestantes) : une à Menglon village, une à Luzerand et une 3ème aux Bialats. L’école de Luzerand fermera en 1962, celle des Bialats en 1971.

 

De 1903 à 1930, un petit train-vapeur assure la liaison entre Châtillon et Pont de Quart.

 

De 1968 à 1972, le remembrement a profondément modifié les paysages en regroupant les parcelles, élargissant les chemins et les fossés, en détruisant les haies et les ripisylves.

 

Du vieux Menglon au Pied de la vallée

 

La carte d’État-Major de 1866 permet de voir la structure urbaine de Menglon perché sur la Serre des Combes, ainsi que plusieurs entités distinctes : le hameau de Luzerant en contrebas du ruisseau de Pierron ; le hameau des Tonons, où les constructions sont structurées autour d’un axe viaire principal ; les hameaux des Boidans, des Bialas, des Payas et des Galands, nichés au bord des cours d’eau (zones en vert foncé sur la carte). Ces implantations permettaient aux habitants d’être situés à proximité d’un point d’eau et des routes, dans des tissus urbains médiévaux denses aux habitations regroupées. À ces hameaux, s’ajoutent les bâtiments patrimoniaux du Château de Perdyer et du château St-Ferréol, vieux de plus de 700 ans. Au milieu du XIXème siècle, Menglon comptait presque 900 habitants.

 

 

La construction de la Mairie et de l’École en 1889 au croisement des routes en contre-bas initient le « déperchement » du village. Petit à petit, le village initialement implanté en hauteur est déconstruit et reconstruit au début du 20ème siècle au pied de la colline, emplacement plus propice pour les déplacements et l’accès à l’eau, d’où son surnom « Le Pied de la Vallée ».  Il en reste aujourd"hui des murs de soutènement, des bouts de remparts, des escaliers, des caves...

 

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